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École d'été sur les villes minières en transition

L'Arctique connaît depuis longtemps les  cycles d'expansion et de récession dans les industries extractives. Qu'il n'y ait plus de minerai ou que les prix soient bas, toutes les mines finissent par fermer, laissant derrière elles des empreintes environnementales, sociales et culturelles, matérielles et immatérielles. Face à cela, les communautés ont dû gérer les héritages de l'extraction, qu'il s'agisse de l'assainissement de l'environnement, de la diversification économique, ou du développement touristique. Cette école d’été doctorale porte sur la gouvernance des villes minières de l'Arctique en changement et réunira, durant 10 jours, 25 chercheurs et étudiants scandinaves et canadiens. Les étudiants seront amenés à visiter les villes de Schefferville, Fermont et Labrador City et à rencontrer différents intervenants des secteurs miniers et municipaux ainsi que divers intervenants et représentants autochtones. Ce séminaire est réalisé en collaboration avec le réseau REXSAC, un centre d'excellence nordique fennoscandinave financé par NordForsk sur l'extraction des ressources et les collectivités arctiques durables.  

Objectifs

  • Étudier les enjeux de gouvernance auxquels font face les villes minières du Québec nordique
  • Comprendre de quelles manières les collectivités de l'Arctique fondées sur les activités minières font face aux changements rapides et à leur héritage minier
  • Comparer les enjeux des villes minières québécoises à ceux des villes minières du nord de la Fennoscandinavie
  • Déterminer dans quelles circonstances il est possible pour ces villes de bâtir un avenir au-delà de l'extraction

Programmation

Le projet débutera par une série de conférences sur les communautés minières, comparant les contextes du Québec nordique et du Labrador avec ceux du nord de la Fennoscandinavie. Par la suite, le séminaire consistera en des conférences et des séminaires sur le terrain et sur les sites miniers de cette région du Canada. Ces conférences permettront alors aux membres des communautés de rencontrer et d’échanger avec les chercheurs canadiens et scandinaves sur les changements vécus et appréhendés au sein de leur ville. Ainsi, nous faisons de ces villes minières arctiques une lentille pour étudier les processus de changement qui ont influencé de nombreuses collectivités du Nord, dans le passé et dans le présent. L'école se terminera à Québec par un atelier d'écriture d'une journée qui permettra de faire le point et de faire des analyses comparatives qui seront le fruit de ce séminaire. Consultez le programme de l'évènement et suivez-nous sur Facebook pour connaître les dernières nouvelles de l'événement!

 

Jour 1 - Dimanche 26 mai
Arrivée à Sept-Îles

17:00 Rassemblement Chez Edgar, 490 avenue Arnaud, Sept-Îles, Québec

Jour 2 - Lundi 27 mai
Voyage en train de Sept-Îles à Schefferville (départ à 7:00 am)

Présentations à bord du train (en anglais) :

  • Mining and indigenous communities (Thierry Rodon)
  • Mining laws and indigenous rights in Canada (Sophie Thériault)
  • Mining legacies in Canada and Northern Europe (Arn Keeling)
  • Mining town in transitions (Albina Pashkevich, Dag Avango, Lill Rastad Björst)
Jour 3 - Mardi 28 mai
Schefferville
  • Présentation du contexte régional – Jean-Sébastien Boutet
  • Visite du Conseil de bande de Matimekosh 
  • Rencontre avec des administrateurs et des entrepreneurs de Schefferville 
Jour 4 - Mercredi 29 mai
Schefferville
  • Visite de la mine Tata Steel
  • Visite du Conseil de bande de Kawawachikamach
Jour 5 - Jeudi 30 mai
Schefferville
  • Rencontre avec les Innus et les gardiens des sites sacrés 
  • Visite de la station de recherche McGill Subarctic 
  • Retour sur les rencontres et les activités à Schefferville – Élise Lepy
Jour 6 - Vendredi 31 mai
Voyage en train de Schefferville à Fermont (départ à 8:00 am)
  • Présentation du contexte regional – Thierry Rodon
  • Visite et histoire de Fermont
Jour 7 - Samedi 1er juin
Fermont
  • Table ronde avec des citoyens à propos du boom minier et du futur de Fermont
  • Visite de la mine Arcelor Mittal 
Jour 8 - Dimanche 2 juin
Fermont / Labrador West
  • Rencontre avec Minerai de Fer Québec
  • Table ronde avec des représentants du Syndicat des Métallos et des travailleurs
  • Visite de Labrador City
Jour 9 - Lundi 3 juin
Fermont / Labrador West
  • Table ronde avec des représentants du Conseil municipal et de la mine Arcelor Mittal

Voyage de Wabush à Québec en soirée (départ à 20:30)

Jour 10 - Mardi 4 juin
Québec – Monastère des Augustines
  • Retour sur les discussions et les apprentissages
  • Début du travail d'écriture pour un numéro spécial dans une revue scientifique 

 

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Aperçu des conférenciers

Cette école d'été est organisée conjointement par Thierry Rodon (MinErAL), Dag Avango et Gunhild Rosqvist (REXSAC).                                                                                                                                                
                                       

Thierry Rodon est professeur agrégé au Département de science politique de l’Université Laval  et titulaire de la Chaire de recherche sur le développement durable du Nord. Il est également directeur du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones de l’Université Laval (CIÉRA). Il s’intéresse aux politiques nordiques et au développement communautaire, et possède une vaste expérience de travail avec les communautés autochtones et les institutions nordiques sur des thèmes aussi variés que les impacts économiques et sociaux des projets de développement, la gestion des ressources renouvelables, l’adaptation aux changements climatiques, l’accès à l’éducation supérieure dans l’Arctique, le développement et l’évaluation de politiques ainsi que la participation des communautés aux processus d’évaluation environnementale.                

                                                                                                                                                                                                                                           

Dag Avango est chercheur à la KTH-Royal Institute of Technology, à Stockholm en Suède. Titulaire d’un doctorat en histoire de la technologie, ses intérêts de recherche portent sur l’héritage industriel. Ses travaux portent notamment sur la relation entre l’extraction des ressources, la science et la géopolitique dans les régions polaires et les effets de ces interactions sur l’environnement et la société, d’un point de vue historique et à long terme. Ses recherches portent également sur l’héritage industriel et la façon dont il peut contribuer au développement durable dans les sociétés post-industrielles. Dag Avango est un membre de la direction du Nordic Centre of Excellence REXSAC (Resource Extraction and Sustainable Arctic Communities).

Gunhild RosqvistGunhild Rosqvist est professeure au département de géographie physique de l'Université de Stockholm. Elle mène actuellement des recherches sur la sensibilité des environnements polaires aux changements et variabilités climatiques et à la pollution à partir d'indicateurs biogéochimiques et physiques dans la neige, la glace, l'eau, les sédiments et la végétation. Ent ant que professeure à l'Université de Bergen (UiB), elle développe des projets axés sur l'Arctique norvégien. Elle fait également partie du Nordic Centre of Excellence REXSAC (Resource Extraction and Sustainable Arctic Communities).

 

Sophie Thériault est professeure agrégée à la Faculté de droit (Section droit civil) de l’Université d’Ottawa, et membre du Barreau du Québec (2003). Elle est aussi Vice-doyenne aux études supérieures pour la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. La professeure Thériault détient un doctorat de l’Université Laval (LL.D. 2009), aux fins duquel elle s’est méritée une bourse de la Fondation Trudeau. Elle a été chercheure invitée à l’Université de Washington à Seattle (2004-2005) et à l’Université de Victoria (2005-2007). Elle a également été auxiliaire juridique auprès de l’Honorable Louis LeBel à la Cour suprême du Canada en 2002-2003. Les recherches de la Professeure Thériault portent sur les droits des peuples autochtones dans le contexte de l’extraction des ressources naturelles; sur la gouvernance environnementale par les peuples autochtones; sur la justice et les droits environnementaux; et sur la sécurité et la souveraineté alimentaires pour les peuples autochtones.

Arn Keelin est professeur associé en géographie à l’Université Mémorial. Ses recherches se concentrent sur les rencontres historiques et 
contemporaines  entre communautés autochtones du Nord et les projets de grande envergure de développement des ressources. Avec l’historien John Sandlos, de l’Université Mémorial, Keeling a coédité le livre Mining and Communities in Northern Canada : History, Politics, and Memory (Presses de l’Université de Calgary, 2015). Ses projets récents inclus des recherches collaboratives avec les communautés nordiques sur les mesures d’assainissement et l’héritage laissé par la mine Giant en ce qui a trait à la pollution à l’arsenic. Une étude plus large se penche sur l’enjeu des déchets et de la toxicité des contaminants dans le Nord.

 
 
 
Élise Lépy est chercheuse à l'Université d'Oulu, Finlande. Elle est titulaire d'un doctorat en géographie de l'Université de Caen Basse-Normandie (France). Sa thèse portait sur les glaces de la mer Baltique et leurs impacts environnementaux et sociétaux. Elle a travaillé comme chercheuse postdoctorale pour des projets de l'UE et de l'Académie de Finlande à l'Institut Thule et à la Faculté des sciences humaines de l'Université d'Oulu, Finlande. Ses recherches portent sur les relations entre l'homme et l'environnement dans les régions circumpolaires, en particulier sur les questions liées au climat, aux changements environnementaux et aux répercussions sociétales. Ces dernières années, elle s'est concentrée plus précisément sur le changement climatique, l'élevage des rennes, l'exploitation minière et le tourisme en Laponie.
 
 
 
 
Jean-Sébastien Boutet est doctorant au KTH Royal Institute of Technology, Division of History of Science, Technology and Environment. Avant d'arriver en Suède, il a travaillé comme analyste minier pour le gouvernement du Nunatsiavut dans le nord du Labrador, au Canada. Ses intérêts actuels portent sur les politiques en matière de sciences et de recherche dans l'Arctique, et plus particulièrement sur les entreprises transnationales actives dans les industries extractives. À l'aide d'études de cas historiques et contemporaines, il examine les perspectives et les limites de la recherche scientifique menée dans le contexte politique des projets miniers dans le Nord.